Biographie de Frank Alamo

Né à Paris le 12 octobre 1941, Jean-François Grandin est tout d'abord chanteur soliste des Petits Chanteurs à la Croix de Bois. Il est destiné, par sa famille, à une carrière industrielle et fait une école de commerce et quatre années de droit.

De 1957 à 1960, il est régulièrement envoyé a Londres par son père et débute sans le savoir avec un orchestre et un jeune chanteur anglais qui deviendront bientôt les très célèbres Cliff Richard and the Shadows qui, comme lui étaient inconnus du grand public à cette époque. En marge de ses études il chante en cachette de sa famille, le soir dans une boîte de nuit du boulevard du Montparnasse, l'Epi Club... où il obtient un tel succès que de nombreux artistes vedettes de l'époque viennent voir le phénomène, notamment Sacha Distel et Henri Salvador.

Devenu Frank Alamo (il tire son nom du film Fort Alamo avec John Wayne), il fait ses débuts professionnels sur scène en France dans la tournée de Sheila, en compagnie du groupe malgache Les Surfs avec qui il se lie d'amitié. Il est remarqué en 1962 par  Eddie Barclay mais, pris par ses études, refuse de signer un contrat. Il accepte en 1963, et enregistre son premier  45 tours « Loop de loop » suivi six mois plus tard deux succès « Da Dou Ron Ron », une reprise du groupe de Phil Spector, The Crystals, et « Biche oh ma biche » (1965),dont la chanson originale donnée par le compositeur Mort Shuman sera reprise par le groupe The Searchers sous le titre « Sweets or My Sweet ». La chanson se classera à la première place dans plusieurs pays.

Puis il reprend quelques chansons du répertoire de The Beatles : « Je me bats pour gagner » (1964 - « A Hard Day's Night ») et « Je veux tenir ta main » la même année (« I Want to Hold Your Hand »). Poussé par son ami Patrick Villaret et son directeur artistique Léo Missir, Frank Alamo enregistre plusieurs chansons originales françaises qui ne connaissent pas le succès des adaptations anglaises et américaines, mais il reste néanmoins très populaire.

Il remplit plusieurs fois l'Olympia de Paris, tout d'abord en co-vedette avec Petula Clark puis avec Sylvie Vartan et enfin en vedette avec en première partie Los Brutos et Aldo Maccione. En 1969, sur un ultimatum de sa fiancée (« C'est moi ou tes fans »), il abandonne la chanson pour se marier et devient pendant neuf ans photographe professionnel en publicité, mode et beauté.

Les années 1970 sont marquées par une crise financière, mais Grandin/Alamo ouvre son studio Berger, souvent utilisé par les journaux, notamment Podium (le journal de Claude François). Le début des années 1980 se signale par sa carrière d'entrepreneur : il achète à Bangkok le brevet d'une machine révolutionnaire capable de développer les photos couleur sur papier en une heure; puis rachète l'usine des autombiles Jeep.

Début 1996, Frank Alamo croise en gala la chanteuse Stone et l'ex yé-yé Monty ; ils décident de former un trio pour chanter les tubes des années 60. La formation de ce trio n'empêche nullement chacun d'eux de faire des galas en solo. Ce concept à trois très apprécié du public s' acheve en 2000 lorsqu'Eric Charden supplie Stone de le rejoindre pour reprendre leur fameux duo.

A partir de 2001, il débute une série de galas avec Annie Philippe, qui comme lui, avait arrêté la chanson depuis un certain temps.

Lors d'un gala en novembre 2005, un homme se présente à la fin de son spectacle : Michel Algay propose à Frank Alamo de repartir pour une grande tournée-souvenir, façon package comme dans les années 60, avec une douzaine d'artistes de l'époque. La tournée, qui est montée sous le nom de Âge tendre et tête de bois (en référence à la célèbre émission présentée par Albert Raisner), débute le 21 mars 2006 à Montpellier. Atteint d'une sclérose latérale amyotrophique, Frank Alamo participe à la tournée jusqu'en 2010. Il succombe à la maladie la veille de ses 71 ans, le 11 octobre 2012.

Dernière MAJ le 26/11/2015