Biographie de Jean-Loup Dabadie

Fils de Marcel Abadie, parolier occasionnel des Frères Jacques (« Le Général Castagnetas »), adolescent studieux et brillant (bac latin/grec à quinze ans, khâgne au lycée Louis-le-Grand, licence de lettres), Jean-Loup Dabadie signe un premier roman à dix-neuf ans, Les Yeux secs.

Il se lance en 1960 dans le journalisme. Parallèlement, il découvre Guy Bedos à la télévision alors qu'il effectue son service militaire. Coup de foudre. Il lui adresse des sketches par courrier. 1963, c'est le triomphe de « Bonne fête, Paulette ». Devenu scénariste, il va alors multiplier les collaborations au cinéma (Claude Sautet, Yves Robert, François Truffaut…) et à la télévision, où il travaille aux côtés de Jean-Christophe Averty.

Côté chanson, il écrit pour Serge Reggiani « Le Petit garçon », qui connaît un énorme succès. Il enchaîne avec « L'Italien », « L'Absence », « Hôtel des voyageurs »

Dabadie devient dès lors le spécialiste de la haute couture du langage qui s'adapte aux artistes en leur offrant des textes sur mesure. C'est « Ma préférence » pour Julien Clerc, « Tous les bateaux, tous les oiseaux » et « On ira tous au paradis » pour Michel Polnareff, ou « L'Addition » pour Yves Montand. En 1974, il convainc Jean Gabin de chanter « Maintenant je sais », qui émerge des hit parades entre Sheila et les Pink Floyd.

Il décroche trois récompenses : le grand prix Vincent Scotto en 1972, le Grand Prix de l'humour de la SACEM en 1984 et le Grand Prix de la chanson française (parolier) de la SACEM en 2000.

Il est élu 10 avril 2008 à l'Académie française au fauteuil de Pierre Moinot (fauteuil n°19). Avec lui, l'Académie renoue avec le cinéma, qui n'était guère représenté sous la Coupole depuis la mort en 1981 de René Clair, élu au même fauteuil en 1960.

Dernière MAJ le 31/07/2015