Biographie de Réda Caire

Biographie

Bien né, il était le fils de Bey Gandhour, haut fonctionnaire du gouvernement égyptien et d'une héritière de la noblesse belge (sa mère appartenait en effet à la famille des Berner-Renoz de Walden, une des familles les plus anciennes de la noblesse belge).Son nom de scène est largement inspiré de ses origines égyptiennes (Reda, prénom égyptien, et Caire du nom de sa ville de naissance - Le Caire). Il débute à Lyon dans une troupe d'opérette à 20 ans, puis en fait son métier en 1928. En 1934, après être « monté » à Paris, il enregistre Je voudrais un petit bateau (A. Parera - Robert Valaire) et Les Beaux Dimanches de printemps (J. Laurent, G. Gabaroche). Ces deux succès le consacrent roi du music-hall, aux côtés de Maurice Chevalier, qu'il surpassait, paraît-il, en popularité. Il restera populaire jusqu'à la fin des années 1950.Reda Caire, tout au long de sa carrière, n'abandonna jamais le monde de l'opérette qui l'avait vu débuter. Il fut un Prince Danilo éblouissant dans La Veuve joyeuse, se consacra à un répertoire moderne et de qualité et créa, à Paris, peu avant la Seconde Guerre mondiale, Balalaïka. À la déclaration de guerre, l'Odéon de Marseille (haut-lieu des années auparavant des opérettes dites marseillaises de Henri Alibert, René Sarvil et Vincent Scotto) le vit créer, aux côtés de Pierre Larquey et de Milly Mathis, Destination inconnue, une œuvre d'un de ses auteurs fétiches, Gaston Gabaroche.Il meurt à l'âge de 58 ans d'un arrêt cardiaque, le 9 septembre 1963 à Clermont-Ferrand. Il avait quelques mois auparavant donné un ultime récital au théâtre du Gymnase à Marseille, en 1962. Il est enterré dans le village de Saint-Zacharie, au cours d'obsèques auxquelles assistera entre autres son ami Fernandel. Il verra ensuite son nom donné à la place principale du village (square Reda-Caire).

Dernière MAJ le 24/09/2013