Biographie de Albert Vidalie

Biographie

Il est le fils de Jeanne Deshayes, brocheuse, née à la Ville du Bois dans le Hurepoix et de Jean-Baptiste Vidalie, ouvrier imprimeur, né à Mauriac (Cantal). Il épouse en 1936, Madeleine Constantin avec qui il a 3 filles, Colette (1937), Danièle (1946-1948) et Isabelle (1951).Dès l'âge de 12 ans il fait des petits métiers jusqu’à la guerre de 39/45 pendant laquelle il est prisonnier 5 ans à Neuzalz sur Oder en Silésie.Après la guerre, la Radiodiffusion française recherche des souvenirs et des poèmes de prisonniers. Il s'y présente et grâce à deux poèmes en langue argotique, il devient assistant de séries radiophoniques et y écrit des scénarios et adaptations mis en ondes.Il travaille également par la suite comme journaliste au journal France-Dimanche.Entre 1952 et 1968, il publie 9 romans et recueils de nouvelles.Il fréquente le Saint-Germain-des Prés d’après-guerre, ses amis sont Roger Nimier, Kléber Haedens, Paul Guimard, et bien sûr Antoine Blondin, parrain de la cadette de ses filles. Il est également proche de Pierre Mac Orlan, de Jean Giono, de Georges Arnaud…Il écrit des spectacles de cabaret joués au club de la Rose Rouge, au théâtre La Bruyère, au cabaret de la Fontaine des 4 saisons dirigé par Pierre Prévert, ainsi que des scénarios et dialogues pour le cinéma, adaptations ou textes originaux.Il est paroliers de chansons dont la plus connue est Les loups sont entrés dans Paris créée par Serge Reggiani en 1967.À la fin de sa vie il écrit 2 scénarios de feuilletons pour la télévision dont le deuxième, Mandrin, ne sera diffusé qu'après son décès.Il a habité Châtillon pendant ses 23 premières années puis Fontenay-aux-Roses, ensuite dans le Luberon à Reillanne près de Manosque où vivait son ami Jean Giono, et a fini sa vie à Paris dans le 14 arrondissement.
« Albert Vidalie n'a pas été mis au monde pour fréquenter les bistrots mondains, mais pour vivre parmi des hommes construits par Dieu, c'est-à-dire francs ou perfides comme ceux qui sont toujours prêts à payer comptant. »
— Pierre Mac Orlan, préface des Bijoutiers du clair de lune, Ed. Club de la femme, 1954

Dernière MAJ le 25/09/2013