Biographie de Poni Hoax

Le Crépuscule

Poni Hoax s'est initialement appelé Le Crépuscule. Formé en 2001 à l'initiative de Laurent Bardainne, ce quartet de jazz expérimental réunit des musiciens talentueux issus du cursus jazz du Conservatoire national de musique et de danse de Paris.

Laurent Bardainne, saxophoniste, clavieriste et compositeur rennais, pour qui l'univers musical tourne autour du free jazz depuis le choc qu'il ressent à l'écoute de A Love Supreme (1964) de John Coltrane, s'émancipait déjà vers d'autres horizons lorsqu'il fut membre d'un groupe de punk manga : Mami Chan. Il s'entoure donc de Nicolas Villebrun à la guitare, Philippe Gleizes à la batterie et Arnaud Roulin aux claviers. Corniste surdoué qui se tourne vers les claviers au CNSM, le Nantais Arnaud Roulin est également membre du groupe Soul Reactive qui rassemble Maxime Delpierre, David Aknin, Jessica Constable et Sylvain Daniel (ex-bassiste de Julien Lourau sur Gambit).

En 2002, leur rencontre avec la chanteuse anglaise Jessica Constable, dont la voix n'est pas sans rappeler celle de Beth Gibbons, fait infléchir leur style vers le trip-hop, sous l'influence de Portishead, ou le rock de Sonic Youth. La collaboration avec Jessica Constable se conclue avec la sortie d'un disque sous le label Barnabé : Le Crépuscule des Dinosaures (2003).

Le batteur Philippe Gleizes est remplacé par Vincent Taeger, issu du hip-hop, et également membre de l'ensemble Le Sacre du Tympan de Fred Pallem. Le Crépuscule prend le nom de Poni Hoax, qui n'a aucune signification.

L'aventure Poni Hoax

Après s'être fait remarquer au concours CQFD des Inrockuptibles, ils enregistrent un EP intitulé « Budapest », avec la chanteuse grecque Olga Kouklaki, qui sort en 2005 sous le label Tigersushi. Ce maxi les propulse sous les feux de la rampe et est repris par des DJ's du monde entier, comme Joakim du même label.

Le groupe trouve sa forme actuelle lorsqu'il rencontre le chanteur Nicolas Ker. Celui-ci, né en Egypte de parents franco-cambodgiens, s'était découvert une âme de rocker à l'écoute de l'album White Light White Heat (1968) du groupe The Velvet Underground, et est fasciné par la voix de Frank Sinatra, Scott Walker ou David Bowie. Auteur lettré de textes en anglais, il reprend les paroles de « Budapest ». Il écrit depuis tous les textes les adaptant à la musique composée par Laurent Bardainne.

Sorti en 2006 chez Tigersushi, leur premier album Poni Hoax inclut « Budapest » ou le titre au refrain pop « She's On the Radio ». Vendu à 5000 exemplaires, il ne rencontre pas vraiment son public mais est encensé par la critique.

Leurs prestations scéniques, plus propices à l'expression de leurs tempéraments explosifs que les studios d'enregistrements, défraient la chronique, et sont de plus en plus recherchées. Poni Hoax assure, entre autres, la première partie de soirée présentant Gonzales & le Together Ensemble, en avril 2008 à l'ICA de Londres.

En avril 2008 justement, sort leur deuxième album Images of Sigrid, toujours chez Tigersushi et coproduit par Joakim et Fred Soulard. Plus travaillé et abouti que le précédent, il traite de la surconsommation culturelle et de l'obligation au bonheur, dans un style alliant rock électro, disco ou cold wave.

Dernière MAJ le 07/10/2015