Biographie de Mireille Darc

Cet article ou cette section traite d’une personne morte récemment (28 août 2017).Le texte peut changer fréquemment, n’est peut-être pas à jour et peut manquer de recul. N’hésitez pas à participer, en veillant à citer vos sources.Les biographies étant habituellement écrites au présent de narration, merci de ne pas mettre au passé les verbes qui sont actuellement au présent. Par ailleurs, dans une rédaction encyclopédique, il vaut mieux parler de la « mort » de quelqu'un que de son « décès ». Cette page fait le point sur cette pratique. Mireille Darc, née Mireille Aigroz le 15 mai 1938 à Toulon dans le Var et morte le 28 août 2017 à Paris, est une actrice et réalisatrice française.Enfance et formationMireille Aigroz a des origines suisses à Combremont-le-Petit dans le canton de Vaud par son père Marcel Aigroz (1901-1989), horticulteur. Il ne s'agit probablement pas de son père biologique. Sa mère Gabrielle Reynaudo (1902-1994) est originaire de Turriers, dans le département des Alpes-de-Haute-Provence. Le couple a deux autres enfants, Roger (1926) et Maurice (1928). Elle passe son enfance à Toulon, sa ville natale. Peu après la déclaration de guerre de septembre 1939, ses parents l'envoient en Suisse avec ses deux frères aînés, auprès de leurs tantes paternelles aux Plans-sur-Bex. Les enfants reviennent ensuite à Toulon où sa mère tient une petite épicerie et son père est jardinier. La famille vit simplement, voire, à certaines périodes, pauvrement. Mireille suit sa scolarité à l'école de Valbourdin, puis au collège de jeunes filles et arrête les études à quinze ans pour se consacrer à la danse. Elle entre au conservatoire à rayonnement régional de Toulon, école alors gratuite. Elle en sort, en 1957, avec un prix d'excellence et une lettre de recommandation.

Carrière

Mireille Aigroz monte à Paris, en 1959, et choisit le pseudonyme Darc par référence à Jeanne d'Arc et à « l'Arc, la rivière de son enfance ». Elle adopte officiellement ce nom de scène comme nom d'usage. Elle gagne sa vie pour payer ses cours de théâtre de Maurice Escande, en promenant une heure tous les jours le chien d'une comtesse, gardant des enfants, faisant des présentations de mode au Printemps, posant pour un peintre et des romans-photos. Elle tient un petit rôle au théâtre où elle remplace au pied levé une comédienne malade avant de commencer sa carrière devant la caméra.C'est la télévision qui la révèle grâce à La Grande Bretèche de Claude Barma en 1960 et à Hauteclaire de Jean Prat en 1961, où elle incarne le rôle féminin principal. Son premier rôle important au cinéma est Pouic-Pouic réalisé par Jean Girault en 1963, où elle joue le rôle de la fille de Léonard et Cynthia Monestier, incarnés par Louis de Funès et Jacqueline Maillan.En 1964 et 1965, elle tourne Des pissenlits par la racine aux côtés de Michel Serrault et Louis de Funès ainsi que Galia de Georges Lautner. Elle y incarne une jeune femme libre, changeant d'amant comme il lui plait. Georges Lautner, avec qui elle tournera treize films, va faire d'elle une star avec notamment Les Barbouzes en 1964 pour lequel elle décroche son premier rôle principal, Ne nous fâchons pas en 1966, dans le rôle de madame Michalon et La Grande Sauterelle en 1967, dont le titre est dû à Audiard qui reprend le surnom dont il adorait affubler Mireille Darc.Dans les années 1970, elle tourne toujours avec Georges Lautner dans Il était une fois un flic (1971) ou dans La Valise (1973), et avec Yves Robert dans Le Grand Blond avec une chaussure noire (1972) puis Le Retour du Grand Blond (1974), avec Pierre Richard, où elle fait sensation avec une robe noire Guy Laroche exhibant son dos nu jusqu'à la naissance de ses fesses. Ces rôles lui permettent de confirmer son statut de sex-symbol et d'actrice phare du début des années 1970. Elle joue aux côtés d'Alain Delon dans Jeff, Madly, Borsalino, Borsalino and Co, Les Seins de glace, L'Homme pressé et Mort d'un pourri.Dans les années 1980, sa carrière est interrompue. Le professeur Christian Cabrol l'opère à cœur ouvert pour un rétrécissement mitral en 1980. Lors d'un accident de voiture dans un tunnel en Vallée d'Aoste le 7 juillet 1983, elle est grièvement blessée et sa colonne vertébrale fracturée l'immobilise pendant trois mois dans une coquille à l’hôpital de Genève. Elle se sépare d'avec Alain Delon après quinze ans de vie commune, et ne tourne plus de films après 1986. En 1989, elle réalise son unique film : La Barbare avec Murray Head.Elle revient à la télévision dans les années 1990pour de nombreux rôles dont une bourgeoise redoutable dans Les Cœurs brûlés ou Les Yeux d'Hélène. Suivent Terre indigo, Le Bleu de l'océan et Frank Riva en 2003, où elle retrouve Alain Delon.De 1992 à 2015, elle réalise une série de reportages de société pour France Télévisions.À partir de 2005, Mireille Darc est la marraine de l'association humanitaire La Chaîne de l'espoir pour laquelle elle a reçu le prix Clarins en 2006 et à partir de 2008, elle est la marraine de l'opération + de Vie, opération de solidarité pour améliorer le quotidien des personnes âgées hospitalisées.En 2006, Jacques Chirac lui remet les insignes de chevalier de la Légion d'honneur.Début 2007, elle revient au théâtre et interprète Sur la route de Madison au théâtre Marigny en compagnie d'Alain Delon.Le 8 décembre 2012, elle est vice-présidente du jury de l'élection de Miss France 2013.En décembre 2015, elle réalise le documentaire Elles sont des dizaines de milliers sans abri, diffusé sur France 2.

Vie privée

Dès son enfance, elle savait que son père Marcel (qui l'appelait « la bâtarde ») n'était pas son géniteur. Quand elle avait six ans, il se pendit sous ses yeux.Durant quinze ans, Mireille Darc a été la compagne d'Alain Delon, rencontré en 1968, lors du tournage de Jeff de Jean Herman. Une malformation cardiaque interdisant à Mireille de porter un enfant au risque d'y perdre la vie, le couple se sépare en raison du désir d'Alain Delon d'avoir d'autres enfants. Mais une réelle amitié s'installe entre eux.Le 17 octobre 1988, elle perd son compagnon Pierre Barret, directeur de L'Express puis président d'Europe 1 ; il avait subi quelques mois plus tôt une greffe du foie qui a échoué ; il était alors en attente d'une nouvelle greffe.En 1996, elle rencontre Pascal Desprez, un architecte parisien qu'elle épouse le 29 juin 2002.Mon père est une autobiographie de Mireille Darc publiée le 14 mai 2008 chez XO éditions. Elle y dévoile son histoire personnelle et relate notamment sa rencontre en 2007 avec une journaliste se prétendant médium, Patricia Darré, qui lui soutient que son père biologique s'appellerait Edmond, qu'il aurait été marin sur le bateau Amiral-Charner et qu'il serait mort en Indochine durant la Seconde Guerre mondiale.En janvier 2016, elle expose pour la première fois ses photographies en noir et blanc dans une exposition intitulée « Un après-midi à Saint-Germain-des-Près ».

Problèmes de santé et mort

Victime de deux hémorragies cérébrales en 2016, l'actrice qui souffrait d'un souffle au cœur depuis l'enfance (elle fut opérée du cœur en 1980 puis en 2013 dans la plus grande discrétion), avait subi une troisième attaque cérébrale dans la nuit du 28 au 29 septembre 2016.Mireille Darc meurt à son domicile, le 28 août 2017, à 1 h 50 du matin.

Dernière MAJ le 29/08/2017