Publié le 13/04/2016

William Sheller se fait rare dans les médias, mais lorsqu'il leur parle, il le fait sans langue de bois. Dans une longue interview accordée hier au Parisien, le chanteur, aujourd'hui âgé de 69 ans, malade, a fait le point sur les sujets qui le contrarient actuellement. Il a d'abord vivement critiqué sa maison de disques, avant de brocarder Patrick Bruel, selon lui inapte à chanter du Barbara.

Affaibli depuis deux ans par une arythmie cardiaque, l'artiste n'est pourtant pas prêt à mettre un terme à sa carrière. «La scène, c'est l'un des rares endroits où je suis heureux. Mais j'ai malheureusement dû ralentir les concerts parce que je suis malade», a-t-il expliqué au quotidien. Tout en précisant aller mieux depuis que ses médecins sont parvenus à établir les bons diagnostics. «Je récupère un peu le souffle, mais j'ai du mal à marcher, cela me fatigue, c'est une saloperie.»

«Mon intégrale, ne l'achetez pas, volez-la!»

Un rétablissement synonyme de nouveau départ pour William Sheller, qui souhaite désormais vivre pour lui-même. «J'arrive à 70 balais et je veux prendre le temps de faire mes rêves de gosse.» Et ce même jusqu'à «foutre le camp au Brésil.» Conscient des années qui passent, le chanteur a mille projets à l'esprit: «Je vais commencer en juin une nouvelle période, une nouvelle vie. Ma vie (...) c'est composer de la musique. Alors je vais composer pour des orchestres symphoniques, jouer, diriger...»

Mais avant de repartir sur de nouvelles bases, l'interprète d'Un homme heureux a tenu à régler quelques comptes. Notamment avec sa maison de disques. En cause, la sortie hier de Préférence, une intégrale de l'œuvre de l'artiste. «Ils l'ont fait sans moi alors qu'il existe des inédits et des versions meilleures», s'est agacé Sheller, qui n'a pas digéré le fait de ne pas avoir été consulté. Il a adressé un conseil très personnel à ses fans: «Mon intégrale, ne l'achetez pas, volez-la!»

De même, il s'en est vivement pris à Patrick Bruel, qui a repris le répertoire de Barbara. Il n'a pas écouté le disque comme il l'explique sans détours dans les colonnes du Parisien. «On peut éviter ce sujet… Disons que je ne l'ai pas entendu. On ne chante pas Barbara avec une voix de déménageur», a-t-il lâché sans mâcher ses mots.

(c) Source : Le Figaro