Publié le 27/04/2015

● «Moi je n'étais rien / Et voilà qu'aujourd'hui / Je suis le gardien / Du sommeil de ses nuits / Je l'aime à mourir / Vous pouvez détruire / Tout ce qu'il vous plaira / Elle n'aura qu'à ouvrir / L'espace de ses bras / Pour tout reconstruire» (Je l'aime à mourir, 1979)

● «J'aimerais quand même te dire / Tout ce que j'ai pu écrire / Je l'ai puisé à l'encre de tes yeux» (L'encre de tes yeux, 1980)

● «De toute façon personne ne t'aide / Quand tu t'appelles Saïd ou Mohamed / C'est le ciel en tôle ondulée pour toujours / C'est la fenêtre sur la troisième cour / C'est le cri des voisines plein les oreilles / Et les heures de mauvais sommeil» (saïd et Mohamed, 1984)

● «Tu comptes les chances qu'il te reste / Un peu de son parfum sur ta veste / Tu avais dû confondre les lumières / D'une étoile et d'un réverbère / Mais ça continue encore et encore» (Encore et encore, 1985)

● «Alors te voilà bout de femme / Comme soufflée d'une sarbacane. / Le ciel s'est ouvert par endroits, / Depuis toi.» (Sarbacane, 1989)

● «Je les entends rire comme je râle / Je les vois danser comme je succombe / Je pensais pas qu'on puisse autant / S'amuser autour d'une tombe» (La corrida, 1994)

● «Et quoi que tu fasses / L'amour est partout où tu regardes / Dans les moindres recoins de l'espace / Dans le moindre rêve où tu t'attardes» (Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai, 1994)

● «J'ai bien connu l'animal mort dans votre assiette / Sale temps sur la planète» (Le monde est sourd, 1999)

● «Le monde est aux mains de stratèges / Costume noir, cravate beige / Ou turban blanc comme la neige / qui jouent de bien drôles de jeux» (Le chêne liège, 2008)

● «N'Guyen, la clandestine, / Et Mamadou qu'on transfère / Et Sabrina qui tapine / Et ce Magyd qui dort par terre / Quand la salle se rallume / Le monde sort en silence / Les cardinaux en costume / N'étaient pas à la séance» (Les cardinaux en costume, 2009)

(c) Source : Le Figaro