Publié le 25/07/2015

Quand on est le fils de Jacques Dutronc et Françoise Hardy, on ne partage pas exactement les mêmes expériences que le commun des mortels. Au micro de l'émission Drôle de rencontre sur RTL, jeudi, Thomas Dutronc s'est confié sur son enfance, ses relations avec ses deux chanteurs de parents et une soirée passée avec Serge Gainsbourg.

L'auteur-compositeur de 42 ans, qui avoue volontiers «une propension à la déconnectivité à l'aide de produits naturels...ou pas», raconte avoir bu de l'alcool pour la première fois à l'âge de onze ans.

Et ce, en bonne compagnie puisque la personne qui a initié le jeune garçon n'est autre que Serge Gainsbourg. «Il m'a passé des verres de champagne sous la table, raconte-t-il. Mes parents s'en sont vite aperçu, mais ils m'ont laissé goûter. Ça m'a rendu malade.» Pas prétentieux pour autant, il ajoute: «C'est sympa, mais c'est pas ça qui fait que je vais composer de bonnes mélodies comme lui.»

Des parents «sans pitié»

Thomas Dutronc se confie également sur son vécu d'enfant de. Il explique avoir pris conscience de la notoriété de ses parents à l'âge de six ans, quand une camarade de classe lui a fait une remarque. «Les profs me regardaient un peu différemment, explique-t-il. L'amour des gens pour mes parents faisait que j'étais obligé d'être respectueux. Je sentais que j'avais un rôle à assumer, comme si j'étais un politicien et que j'étais obligé de sourire et d'avoir une cravate toute la journée.»

S'il concède qu'aujourd'hui ses parents «sont très fiers tous les deux», il ajoute qu'ils ne lui font aucun cadeau. «Ils sont sans pitié! Ils sont pas du tout encourageants, chaleureux, sympa.» En revanche, quand ils aiment, ils aiment vraiment.

Comme sa mère avec la chanson Aragon, issue de son dernier album, Éternel jusqu'à demain, sorti en mai dernier. Il plaisante: «Ma mère est un peu pénible, quand elle aime quelque chose elle fait du prosélytisme pour convertir tout le monde, elle a un côté religieuse intégriste des morceaux de musique qu'elle aime.»

(c) Source : Le Figaro