Publié le 16/06/2015

Le 13 juin, Stromae a annulé au dernier moment le concert qu'il devait donner à Kinshasa, en République Démocratique du Congo. Une décision qui a affolé ses fans qui ont crû aussitôt que la star avait de graves problèmes. Deux jours plus tard, les producteurs du chanteur belge ont publié un communiqué sur l'état de santé de leur poulain. Il expliquait que celui-ci avait mal réagi au traitement de prévention contre le paludisme.

Ce court communiqué n'a pas convaincu ses admirateurs, en particulier ses fans belges. La Libre Belgique notamment a continué de spéculer sur une possible dépression du chanteur. Il est vrai que celui-ci travaille pratiquement sans discontinuer depuis cinq ans. En outre, la partie africaine de sa tournée mondiale l'a amené à visiter le Rwanda où son père est mort, victime du génocide il y a 21 ans. Le chanteur n'a d'ailleurs pas caché sa tristesse. Dans une émission de la télévision ivoirienne RTI, il a éclaté en sanglots lorsque l'animateur a évoqué sa mémoire.

Une tristesse inexpliquée est une des conséquences du traitement

Il est scientifiquement admis que les prophylaxies anti-paludéennes ont des conséquences neuro-psychiques sur certains patients. Selon l'Institut Pasteur, le traitement doit être suivi avec beaucoup de sérieux. Le protocole chimioprophylactique doit être suivi à la lettre: «La prise doit être débutée au moins 10 jours avant le départ, pour permettre d'apprécier la tolérance du médicament ; dans la mesure du possible et sauf s'il a été bien toléré lors d'une prise antérieure, il est même préférable, d'effectuer trois prises avant le départ, afin de détecter un éventuel effet secondaire survenant plus tardivement.»

Toujours selon l'Institut Pasteur, il n'est pas exceptionnel de voir apparaître des troubles neuro-psychiques au cours du traitement. Le corps médical a déjà constaté «une anxiété aiguë, un syndrome dépressif, une agitation, une confusion mentale, des tendances suicidaires ou même des troubles mineurs tels qu'une tristesse inexpliquée, des céphalées, des vertiges ou des troubles du sommeil, doit conduire à l'interruption immédiate de cette prophylaxie».

Si l'on en croit les spécialistes, la tristesse supposée de Stromae ne pourrait être que la conséquence du traitement anti-paludéen.

(c) Source : Le Figaro