Publié le 06/12/2016

«Le pronostic vital est toujours engagé.» Le docteur Philippe Siou tenait ce mardi matin une conférence de presse sur l'évolution de l'état de santé de Michel Polnareff, qui a été reçu en urgence samedi 3 décembre à l'hôpital américain de Paris. C'est en dehors de l'établissement que le médecin a accepté de répondre aux questions dedes journalistes présents (une grosse dizaine). Alors que la température dépasse à peine zéro degrés, le spécialiste déclare: «C'est une maladie grave.» Le ton est donné, il ne s'agit pas d'un canular.

Les propos du médecin confirment l'information principale donnée la veille par Le Figaro, qui s'est procuré lundi le certificat médical de l'artiste: la vie de l'interprète de Lettre à France est en jeu. «Actuellement, il est prématuré de parler d'une sortie de Michel Polnareff. La situation n'est pas stable et son pronostic vital est toujours engagé», déclare sereinement Philippe Siou. «On ne peut toujours pas se prononcer. Il faut du temps pour que le traitement agisse, et attendre au moins 48h pour en savoir plus.»

Si sa femme Danyellah a donné des nouvelles rassurantes lundi 5 décembre, concernant le moral du chanteur, le médecin affirme, au contraire, «qu'il n'est pas bon. Il ne s'y attendait pas du tout. Beaucoup de recherches ont été nécessaires, il ignorait totalement la maladie.» Cependant, le chanteur français «est conscient, et il peut même parler.», précise-t-il.

Une situation pas encore stable

On en sait aussi davantage sur les raisons de son hospitalisation tardive. «Cela n'a aucun lien avec la fatigue. Il y a une infection respiratoire qui masquait la pathologie (embolie pulmonaire bilatérale).», explique le docteur Siou. Michel Polnareff est donc «toujours hospitalisé, et il faut encore attendre quelques jours.»

Néanmoins, avec ses «caillots de sang dans les deux poumons», le chanteur serait passé tout près - à deux heures - d'une mort, qu'il refuse toujours de croire. «S'il n'avait pas annulé ses concerts, il se serait passé un drame», conclut le docteur Siou d'un air grave.

(c) Source : Le Figaro