Publié le 02/03/2016

Nous sommes le 2 mars 1991 et Serge Gainsbourg s'éteint à Paris. Vingt-cinq ans plus tard, jour pour jour, nos lecteurs se souviennent de ce personnage hors-norme dont chacun garde ne serait-ce qu'un instant, une pensée ou même un souvenir.

«C'est une des plus grandes références de la musique française, s'il n'existait pas, certains artistes seraient inconnus à ce jour», résume sobrement Nicolas C. Pour Veronik R., «c'est le plus grand poète! Sa voix, sa musique, ses paroles. C'est grandiose! Quand j'écoute ses chansons, c'est magique! Il a donné dans tous les styles: jazz, classique, reggae, rock...» Sébastien B. nous parle de ce qui est pour lui «l'album majeur de tous les temps: ‘Histoire de Melody Nelson'. En plus de la production, il y a la conduction de l'orchestre, les basses, la mélodie, les paroles... Le concept de l'histoire, les musiciens, Jane en choriste géniale. La perfection.»

Lucille P. est elle aussi dithyrambique. «Je suis fan de Gainsbourg. Cet homme représente de l'émotion, de l'amour. C'était quelqu'un d'unique, de charismatique, un poète, un génie, un artiste avec un grand A. Ce personnage emblématique restera indémodable et intemporel.» Gipsy V. voit en lui «un artiste, un vrai, à l'écriture superbe. Il était et restera unique. Un charisme qui lui a permis de fréquenter de belles femmes alors que lui même se disait moche. Une personnalité sans langue de bois et avec une certaine sensibilité malgré sa ‘grande gueule'.» Fred P. emploie lui de nombreux qualificatifs pour désigner l'artiste: «poète, génie, dandy, élégance, charisme intemporel, à fleur de peau, esthète. Gainsbourg considérait son art mineur... Pour moi il est majeur.

«Un artiste ivre des femmes pour qui il a réinventé l'amour.»

«Un artiste hors normes, provocateur, un génie dans son art, à la fois attachant et parfois agaçant mais qui ne laissait jamais indifférent» nous dit Jaquotte C. Des propos qui sont cependant nuancés par une autre lectrice qui lui reproche, dans ses dernières années, «ses provocations sur les plateaux où il arrivait ivre mort, sale, débraillé». Cette lectrice, Genevieve E., le qualifie même de «double grossier de ses débuts.» «La liberté de provoquer dans l'élégance de l'être et la violence des mots.» Voilà comment Michel E. définit Serge Gainsbourg. «Un artiste immense, contemporain, un compositeur hors du temps, ivre des femmes pour qui il a réinventé l'amour», termine notre internaute. «Le billet de 500 brûlé chez Anne Sinclair et sa déclaration d'amour à Whitney Houston chez Drucker. Dans les années 80 il y avait beaucoup de ‘laissez faire'. Renaud et Gainsbourg jouaient la provocation tout en restant attachants auprès du public», se souvient Olivier M., avant de poursuivre: «aujourd'hui, la moindre parole de travers peut devenir une affaire d'État! Gainsbourg restait un poète dans la provoc' et surtout il n'était violent ni dans ses propos, ni dans ses actes juste un peu choquants.»


(c) Source : Le Figaro