Publié le 13/05/2016

Voilà maintenant plus d'un an que Jean-Jacques Goldman, fer de lance des Enfoirés, répète son envie de passer la main. C'est désormais chose faite. Sur le site Internet de la troupe des Restos du coeur, l'auteur-compositeur-interprète indique en effet qu'il quitte les Enfoirés. Une annonce sobre et sans artifice, à l'image de l'homme, qui cultive la discrétion. Personnalité préférée des Français depuis 2013, Jean-Jacques Goldman, bientôt 65 ans, a créé la troupe des Enfoirés en 1986 à la demande de l'humoriste Coluche, qui souhaitait associer des artistes à son association des Restos du coeur. Son départ va sans aucun doute laisser un immense vide. Mais le chanteur est optimiste pour l'avenir : «Une équipe rajeunie prend de plus en plus les choses en main et de jeunes artistes s'impliquent», confie-t-il sur le site des Restos. Le choix de tirer sa révérence, tout du moins en ce qui concerne le fameux concert caritatif est visiblement mûrement réfléchi : « 2016 est une échéance que je vois venir depuis quelques années. Ce sont les 30 ans de la chanson des Enfoirés, mais également l'année de mes 65 ans. On prépare la relève depuis quelques éditions. Après 30 ans, je crois qu'il est temps de passer la main. Je n'ai plus la créativité, les idées, la modernité que nécessite une telle émission », précise Jean-Jacques Goldman. Un discours qui fait écho à la sortie médiatique du chanteur Renaud, qui déclarait il y a un peu plus d'un mois que Goldman n'avait «peut-être pas grand chose à dire».  Et l'interprète de Mistral gagnant d'ajouter : «C’est un artiste que j’admire, notamment pour son engagement au côté des Restos du cœur, mais en se limitant à cela, c’est un peu faiblard». Une opinion tranchée et sans langue de bois qui a fait réfléchir le chef d'orchestre des Enfoirés ?  Goldman n'a toutefois peut-être pas dit son dernier mot : « Je vais arrêter quelques années. J'ai l'intention de voyager. Je reviendrai avec plaisir dans quelques années si l'on m'invite et si je suis encore présentable ! ».

(c) Source : Le Parisien