Publié le 06/06/2016

Renaud fait partie du casting de luxe que Grand Corps Malade va réunir le 17 juin au Trianon, à Paris, pour une déclinaison scénique de son album collectif Il nous restera ça. Sur ce disque, paru l'an dernier, le slameur avait convié des chanteurs et auteurs à venir interpréter un texte de leur composition basé sur ces quatre mots.

Charles Aznavour et l'académicien Erik Orsenna, présents sur le disque, ne seront pas de la partie mais ils seront nombreux sur scène: Véronique Sanson, Hubert-Félix Thiéfaine, Ben Mazué, Jeanne Cherhal, le rappeur Lino, Luciole, Richard Bohringer et donc Renaud, qui avait écrit pour Grand Corps Malade son premier texte depuis des années.

Depuis, l'interprète de Mistral gagnant domine les ventes de disques avec son album paru en avril (plus de 500.000 albums écoulés) et affiche, interview après interview, sa forme retrouvée: «Je suis super content, en tant que fan de base, content de savoir que Renaud est bientôt sur scène, qu'il a plein d'envies», sourit Fabien Marsaud, 38 ans, qui a popularisé le slam avec sa voix grave sous le nom de Grand Corps Malade.

«C'est ma fierté»

«J'ai cette petite fierté de me dire que j'y ai participé. Je ne suis pas tout seul, c'est un mélange, c'était un moment où il avait envie, où il était peut-être un peu mieux, mais c'est une fierté», ajoute-t-il. Dans sa récente autobiographie, Renaud raconte cette rencontre en avril 2015 et la façon dont le slameur, en le poussant à écrire sur la batterie de son fils Malone, a «réveillé» en lui quelque chose qu'il pensait «mort pour toujours».

Avec ce titre, Il nous restera ça, à la fois «solennel» et «grave», Grand Corps Malade se réjouit d'avoir réussi à réunir des visions et des générations très différentes: «Avec chaque artiste, il s'est passé quelque chose d'inattendu». La réédition de son album, le 17 juin, s'accompagne de trois duos, dont un avec Véronique Sanson et un autre avec LEJ, trio féminin révélé l'an dernier par des reprises décalées et festives sur internet. Histoire de rééquilibrer un album à l'origine «un peu trop masculin», explique le slameur.

Grand Corps Malade vient par ailleurs de terminer le tournage d'une adaptation au cinéma de son livre Patients, où il racontait sa grave chute dans une piscine à l'âge de 20 ans, suivie d'une longue rééducation. Un tournage qui a eu lieu au centre de réadaptation de Coubert (Seine-et-Marne) où il avait passé plusieurs mois. «Filmer dans ce lieu, au milieu de patients et du personnel médical, a apporté un supplément d'âme au tournage», estime Fabien Marsaud, coréalisateur d'un film attendu début 2017.

(c) Source : Le Figaro