Publié le 08/11/2016

Treize ans après son dernier album, Patricia Kaas est de retour. À l'aube de la cinquantaine, la chanteuse paraît plus sereine que jamais. Pourtant, elle revient de loin. Dans une interview accordée à nos confrères de Télé loisirs, l'artiste se livre, et retrace les moments marquants d'une longue carrière faite d'immenses succès et de moments plus délicats.

«J'ai toujours voulu chanter. Je ne me souviens pas avoir eu peur de monter sur scène, même lorsque j'ai débuté, à l'âge de 11 ans» déclare-t-elle. Invitée de l'émission On n'est pas couché le 29 octobre dernier, elle avait été la cible d'un éloge déguisé en critique de la part de l'écrivain Yann Moix. «Il y a deux sortes d'artistes: ceux qui ont le talent de vous donner envie de vivre, et ceux qui ont le talent de vous donner envie de mourir. Pour moi vous êtes dans la deuxième catégorie», avait déclaré le chroniqueur. Avant de conclure rudement: «Vous incarnez pour moi, à titre très personnel, une forme de désespoir et de tristesse et c'est en cela que je vous trouve intéressante, une artiste accomplie. Pas parce que vous me rendez heureux mais parce que vous me rendez malheureux».

Être une artiste reconnue

Des mots douloureux pour Patricia Kaas qui, après des débuts flamboyants, a connu des périodes de creux, et plus encore. «J'ai fait un burn-out, il y a deux. Ce passage à vide m'a cependant permis de faire enfin le deuil de ma maman», a déclaré la chanteuse qui a perdu sa mère en 1989 et son père sept ans plus tard. «J'avais une vingtaine d'années lorsqu'elle est partie. Je démarrais juste ma carrière. À partir de là, tout ce que j'ai fait a été dans le but de lui prouver que j'étais capable d'être une artiste reconnue. Mais c'est fini tout cela. Désormais, je veux prendre davantage soin de moi», déclare aujourd'hui la chanteuse.

Son nouvel album, sobrement intitulé Patricia Kaas, sortira dans les bacs le 11 novembre 2016, et marque un véritable retour aux sources pour la chanteuse. Elle entamera ensuite une nouvelle tournée dès 2017.

(c) Source : Le Figaro