Publié le 07/01/2015

La Famille Bélier n'est pas la seule actualité de Michel Sardou. Le chanteur a décidé de lancer des «poursuites judiciaires» afin de retrouver l'auteur de la lettre xénophobe adressée à François Hollande qui lui a été attribuée. «Je ne sais pas qui est l'abruti qui s'est servi de mon nom pour déverser son fiel, mais si je le choppe il ne va pas regretter le voyage!», a réagi Michel Sardou sur France Info. «Beaucoup de gens ne m'aiment pas et [il] m'est arrivé de dire des conneries, mais le racisme ne me ressemble pas. Et puis je ne parlerai jamais comme ça au président Hollande, même si on a des désaccords».

Depuis plusieurs jours, une lettre raciste publiée sur Facebook par un certain Robert de Merode suscite la polémique. Attribuée à Michel Sardou, la lettre est introduite par ce commentaire: «Sacré Sardou, il ne fait pas dans la dentelle!». S'en suit un texte qui s'attaque pêle-mêle aux «cultures allogènes», des «musulmans» aux «mafias chinoises», en passant par les «Africains polygames qui excisent leurs filles», les «maquereaux roumains, albanais ou africains» ou encore les «vrais-faux mendiants». La lettre se termine avec un couplet anti-islam: «[c']est peut-être une religion super, cool, “world”, new age et branchée, mais voilà la vérité: ON N'EN VEUT PAS! On ne veut pas de l'Islam et de la culture arabo-musulmane! On ne veut pas de la tiers-mondialisation en France!».

«Je suis abasourdi, effondré, sur le cul, a expliqué l'auteur de La Java de Broadway. Je suis tout sauf ce qu'ils disent! Je n'ai jamais été raciste de ma vie, ni islamophobe!» Depuis, Michel Sardou a pris contact avec «des gendarmes spécialisés dans ce genre d'affaires» et portera plainte pour «usurpation d'identité». «Impuissant face à cette rumeur», le chanteur exhorte le public à ne pas croire ce que dit le texte. Selon le site Arrêt sur images, le texte de la lettre, partagé près de 20 000 fois sur Facebook et Twitter, circule depuis des années sur des blogs d'extrême droite, sans aucune mention de Michel Sardou.

(c) Source : Le Figaro