Publié le 18/09/2015

«Je suis pas de gauche vous l'avez deviné...» Les engagements politiques de Michel Sardou sont bien connus. Invité de Jean-Jacques Bourdin ce matin, le chanteur a encore balayé l'actualité, évoquant coup par coup l'accueil des réfugiés, Daech, l'état de la classe politique ou le Front national.

Michel Sardou reproche à l'Europe d'être uniquement «économique et monétaire». Elle le déçoit sur la question syrienne, et il pose la question à l'animateur «Elle est où l'Europe? Les Français vont partir se battre tout seul là-bas. [...] Cela fait des siècles, regardez sur l'Histoire depuis les croisades. [...] On a jamais sauvé Jérusalem. Jamais!»

À l'image d'autres artistes comme Charles Aznavour ou Catherine Deneuve, le chanteur juge nécessaire d'accueillir les réfugiés. Mais, réaliste, il tempère aussitôt: «Je me dis bien sûr qu'il faut les accueillir mais on ne peut pas les garder. [...] On n'a pas les moyens.» Michel Sardou voit dans l'arrivée massive des réfugiés en Europe une «stratégie globale» de Daech pour attaquer l'Europe: «On étouffe bien l'Europe, on éclate l'Europe. [...] Le pire ennemi de Daesh c'est quand même l'Europe.»

Michel Sardou est venu présenter la dernière pièce de théâtre dans laquelle il apparaît, Représailles au Théâtre de la Michodière avec Marie-Anne Chazel. «J'arrête que ce soit en chanson ou en théâtre, etc... d'être sur des sujets lourds. Il y en a tellement.»

Le compositeur de Je suis pour, à propos de la peine de mort, ou du Privilège sur les tourments d'un garçon homosexuel, préfère aborder les thèmes d'actualité lors de ses apparitions médiatiques. Meilleure tribune pour exprimer ses idées. Il a cependant reproché ce matin à la musique de ces dernières années de n'être plus que du son, au détriment de l'histoire.

(c) Source : Le Figaro