Publié le 26/02/2016

Dans son édition du 25 février, l'hebdomadaire Challenges a révélé que Michel Polnareff a annulé six concerts pour sa prochaine tournée, faute de spectateurs. Alors que le chanteur avait intialement planifié une série de dix représentations, seules quatre ont été officiellement annoncées, les 7, 8, 10 et 11 mai.

Un courriel envoyé par le site venteprivée.com à ses adhérents, le 10 février en fin de journée, a d'abord semé le doute. Les places pour les quatre Bercy du 7 au 11 mai de Michel Polnareff y étaient bradées à partir de 30€, soit 60% de réduction! L'opération n'a pas dû être suffisante car ce week-end, sur la billetterie de la Fnac comme sur le site officiel Polnaweb, il reste encore beaucoup de places à vendre. Et ce, à toutes les dates et dans toutes les catégories. À commencer par les sièges les plus chers (145€), la catégorie qui normalement «part» en premier. La même frilosité s'observe pour les dates en province. À deux mois du retour sur scène d'un artiste de premier plan comme Michel Polnareff, c'est tout à fait anormal.

103.500 places vendues en 8 semaines?

Dans le petit milieu des producteurs, des salles et des billetteries, la tournée de Michel Polnareff est désormais qualifiée «d'accident industriel de l'année 2016». Le 19 février sur le site Polnaweb, Gilbert Coullier a donné sa version des faits: «J'ai vendu plus de 103.500 places en huit semaines sur l'ensemble de la tournée.» Il ne dit pas à quel prix ces billets ont été vendus, ni la part des places achetées dans des festivals.

Selon nos informations, l'inquiétude du producteur est telle qu'il a discrètement proposé à certains de ses confrères de leur céder des dates, cet automne-hiver. Joint par le Figaro le 26 février, sa société fait savoir qu'il était indisponible. Dans l'après-midi même, il publiait néanmoins une longue lettre ouverte sur le site officiel de Michel Polnareff sur Facebook. Gilbert Coullier explique avoir «annoncé et mis en vente quatre Bercy et non pas dix comme certains journalistes l'ont indiqué». Et si le vrai problème était ailleurs?

(c) Source : Le Figaro