Publié le 14/06/2015

«J'aimerais encore parler de lui au présent parce qu'il s'éteint doucement, et si je vous en parle, c'est qu'il m'a demandé de le faire». C'est ainsi que Michel Drucker a évoqué l'état de santé de Michel Delpech dans une vidéo mise en ligne dimanche sur le site du journal Le Parisien à l'occasion de la première édition du salon du livre Plumes de stars à Aix-en-Provence, dédié aux ouvrages écrits par des célébrités.

«Il a demandé au médecin de lui dire la vérité en face. Il savait qu'il était vraiment malade, mais il voulait savoir: “J'en ai pour combien de temps?” Et le médecin lui a dit: “Vous ne serez plus là en septembre”», a ajouté l'animateur de Vivement dimanche sur France 2. Proche de l'interprète de Wight is Wight, Pour un flirt et Le Loir-et-Cher, Michel Drucker a confié rendre visite à Michel Delpech «tous les trois jours, tous les quatre jours». «Il me dit: “Parle de moi, parle de moi sur scène, parle de moi dans tes livres, dis que j'ai été courageux”», poursuit l'animateur.

Michel Drucker, qui prépare actuellement son one man show, raconte avoir joué son spectacle dans la chambre d'hôpital de Michel Delpech. «Il m'a dit une chose extraordinaire: “Je ne serai plus là quand tu seras sur scène. Fais-moi ton one man”. Et je lui ai fait dans sa chambre, en tenant la perfusion, mon one man show, il aura été mon premier spectateur», poursuit l'animateur visiblement très ému.

Depuis février 2013, Michel Delpech se bat contre un cancer de la langue et de la gorge. En mars dernier, le chanteur avait raconté son combat dans un livre émouvant intitulé Vivre! Croyant à une rémission, l'artiste y explique avoir rechuté. «Il y a trois mois, j'ai guéri. Je l'ai annoncé à ma famille, à mes amis, et même à des journalistes qui me demandaient si je remonterais bientôt sur scène. Il y a deux mois, la douleur s'est réveillée. En fait, je n'avais pas guéri», a écrit Michel Delpech, hospitalisé depuis plusieurs mois pour traiter son cancer à l'aide de chimiothérapie et de radiothérapie.

(c) Source : Le Figaro