Publié le 09/02/2015

Imaginez un DJ hagard mixant les chansons de Houellebecq et les grooves mécaniques de Moroder lors de la kermesse officielle, carré VIP, organisée pour la fin du monde. Imaginez-vous tanguer mollement dans l’attente du néant, tenter un slow lubrique sur cette chanson qui se prête strictement au dégoût, valser en éructant tout ce que la lâcheté vous aura empêché de dire jusqu’à ce point de non-retour. Avec son titre kraftwerkien et sa belle glauquerie, ce nouveau titre du Rémois Maxim Maillet confirme tout le bien qu’on pensait de ce proche de Brodinski, dont il serait la face B, le dark side : la débandade après la débauche. Entre Blind Digital Citizen, Grand Blanc et Maxim Maillet, une drôle de façon d’envisager la sensualité en temps de crise.

(c) Source : Les Inrocks