Publié le 15/05/2016

Dès les premiers accords, un profond silence s'est emparé de la salle du Carreau du Temple, à Paris, où elle était sur scène le 11 mai. C'est toute la magie d'Amandine Maissiat, dite Maissiat pour son nom de scène: sans forcer, elle stupéfait son public qui comme sous l'effet d'un sort s'abandonne à une écoute intense.

Tout concourt à ce charme: l'ambiance, les textes, la voix et surtout son métier qui est déjà grand. Ici la musique n'est pas un simple faire valoir des textes. Elle crée un univers, une atmosphère sur laquelle se détache une voix claire, précise - captivante même a capella - et sans hésitation.

L'orchestration est lumineuse, aérienne et elle manie le crescendo à bon escient pour sublimer ces histoires d'amour. Elle les décline sur tous les registres: nostalgie, tristesse, colère mais aussi sur celui de l'envol! Car romantique, elle l'est assurément. Toute de blanc vêtu, chapeau sur la tête, ses airs de fleur fragile cachent cependant une artiste sûre d'elle et déterminée. Mais ne faut-il pas de l'assurance pour aujourd'hui oser parler d'amour avec tant de… délicatesse?

Dernier Album: Grand Amour (Cinq 7 Wagram Music), en concert le 19 mai à Chambéry.

(c) Source : Le Figaro