Publié le 21/11/2016

Le petit bout de la queue du chat l'électrisait et faisait se tordre de rire le public. Paul Tourenne, premier ténor et dernier des Frères Jacques encore en vie vient de disparaître, à 93 ans, dans la ville où il résidait, Montréal. Robin, son fils, a annoncé la nouvelle, précisant que son père était mort de vieillesse: «Son cœur a lâché.»

Le fameux quatuor, maître de la facétie, avait été créé en 1944 par André Bellec (1914-2008). Avec son vrai frère à la ville Georges Bellec (1918-2012), François Soubeyran (1919-2002) et Paul Tourenne (1923-2016) ils formèrent sur scène, pendant presque un demi-siècle, l'une des plus grandes réussites de la chanson française.

Les quatre hommes portaient des justaucorps. Chacun avait simplement sa couleur. La sobriété de leur jeu de scène n'avait d'égale que la fantaisie et parfois la profondeur de leur répertoire. Les plus grands auteurs ont écrit pour eux: Prévert, Queneau, Trenet, Vian, Golmann et Gainsbourg. La liste est impressionnante

Quelques-unes de leurs chansons aussi loufoques que spirituelles ont marqué l'histoire de la musique: La queue du chat, La confiture, La Marie-Joseph, et la très vagabonde Truite de Schubert. Et, n'oublions pas que Brigitte Bardot, au temps de sa gloire, ne dédaigna pas participer à leur spectacle...

● La queue du chat en 1953

 La Marie-Joseph en 1956

● Le poinçonneur des lilas (1958) de Serge Gainsbourg, chantée par les Frères Jacques

● Brigitte Bardot et les Frères Jacques... une rencontre historique

La Truite en 1956, sur une musique de Schubert, évidemment...

●  La Confiture en 1973

(c) Source : Le Figaro