Publié le 24/08/2016

Il aimait les jolies mômes, les filles qui tanguent, Paname, le printemps. Il n'avait ni dieu ni maître. Avec le temps tout s'en va, tout s'en est allé sauf la poésie du plus «anar» des grands chanteurs français du XXe siècle, Léo Ferré. Le chantre de Verlaine, de Baudelaire, de Rimbaud et d'Aragon, aurait eu cent ans aujourd'hui. Il était né, il y a un siècle déjà, le 24 août 1916 sur le Rocher de Monaco.

Comme Brel, comme Brassens, Ferré a couru longtemps après le succès. L'homme avant d'être un «ananar», comme il aimait lui-même se qualifier, était avant tout un bohème, un homme qui détestait les sentiers battus. En 1958, c'est à Bobino que le grand public découvrira enfin son immense talent. Le récital du poète chanteur se révéla époustouflant.

Léo Ferré a associé Beethoven et Rimbaud

L'artiste rasséréné par ses premiers triomphes a pu alors alterner des créations populaires et des essais plus intellectuels. Il peut chanter alors Paname, Jolie môme ou un audacieux triptyque qui associe Beethoven, Rimbaud et, ce qu'il nommera lui-même, sa «poésique».

Léo Ferré est parti au ciel retrouver ses frères, les poètes maudits, le 14 juillet 1993. 23 ans après sa disparition ses chansons sont devenues immortelles.

Le Figaro vous présente, en vidéo, quelques-unes de ses plus belles et touchantes créations.

 Paname en 1960

 Jolie môme en 1960

● C'est le printemps en 1964

● C'est extra en1969

● Avec le temps en 1971

(c) Source : Le Figaro