Publié le 16/10/2016

Adieu batterie, violon, trompette… Lors de son «Show case» à la Nouvelle Eve, où elle présentait son nouvel album (Mercury/Universal) et son livre de mémoires, Dani a fait minimaliste. Simplement accompagnée d'une guitariste, avec qui sa complicité était flagrante, l'ex-égérie yéyé a fait merveille. Elle semblait être à son meilleur, la voix est toujours aussi grave et aussi profonde. Elle ose des confidences avec un livre du même nom que son album, «La nuit ne dure pas», qui paraît chez Flammarion. Tour à tour comédienne, vendeuse de roses, figure de la nuit parisienne et joueuse de casino, la perpignanaise fascine toujours. Étienne Daho au premier chef, qui l'a d'ailleurs épaulée pour la réalisation du disque. Au fil de sa carrière en dents de scie, les aléas ne l'auront pas épargnée. L'Eurovision lui file deux fois entre les doigts ; d'abord annulé à cause de la mort du président Pompidou, on l'y refuse l'année suivante en raison du texte de la chanson Comme un boomerang écrite par Gainsbourg. Rien qui n'aura pu altérer son énergie.

(c) Source : Le Figaro