Publié le 25/10/2016

«Je suis venue te dire que je m'en vais» rappelle en ce moment Jane Birkin à la presse. La plus française des chanteuses britanniques repart en tournée, durant laquelle elle fêtera son 70e anniversaire, le 14 décembre. Rendant un nouvel hommage à son amant de toujours, Gainsbourg symphonique débutera mercredi 26 octobre à Troyes, jusqu'au 9 février 2017 à Vitre.

Une forme de rédemption et de nouveau départ pour Jane Birkin, trois ans après la mort de sa fille Kate Barry, et d'importants problèmes médicaux. Dans une interview accordée au Parisien, l'ancienne égérie des années 1960 se livre sur son état de santé et rassure son public: «Ça va mieux. Il y a chez moi une espèce de précipitation. L'envie de faire tout pendant qu'on peut [...] À un moment, j'ai pensé que je n'en sortirais plus».

Si la disparition de Kate reste une douleur «inimaginable» («J'avais de la chance d'avoir une fille pareille! Elle était terriblement humaine»), la comédienne trouve du réconfort entre ses deux autres enfants: Lou et Charlotte. Et elle a désormais envie de «sortir», d'avoir de la «compagnie» et de quitter Paris.

Après des lectures de textes avec Michel Piccoli, l'idée lui est logiquement venue d'interpréter des versions symphoniques des compositions de Serge Gainsbourg, qui «sont faites pour être chantées avec un grand orchestre». «Je vais jouer dans le monde, avec à chaque fois un orchestre et un chef différents» ajoute-t-elle. L'album, enregistré avec l'orchestre de Varsovie, sortira en février 2017.

Si son concert à Shanghai a dû être annulé faute de visa (peut-être pour ses «prises de positions pour le dalaï-lama»), Jane Birkin a aussi exprimé son souhait de chanter à nouveau au Bataclan, qui s'apprête à rouvrir près d'un an après les attentats du 13 novembre. «Le Bataclan, c'est ma première scène à Paris, un souvenir très gai. Serge était là avec son briquet, je voulais l'épater», se souvient-elle.

(c) Source : Le Figaro