Publié le 03/10/2016

Isabelle Aubret fait ce lundi soir à l'Olympia ses adieux au public parisien. La chanteuse, grande interprète des poèmes de Louis Aragon a connu un parcours d'exception vécu une exceptionnelle carrière marquée par des moments de gloire et des revers de fortune.

Le Figaro présente les étapes heureuses et malheureuses de son destin d'artiste.

● Blanche-Neige ou la révélation d'un destin

Enfant, ses parents, des gens modestes, l'emmènent chaque semaine au cinéma. C'est en voyant Blanche-Neige de Walt Disney à quatre ans que la petite Isabelle a une révélation: elle sera comédienne.

● Le grand prix de l'Eurovision

Jacques Canetti, grand découvreur de talents, la prend sous son aile. Comme Brel et d'autres, elle va courir de cabaret en cabaret. En 1962, c'est la consécration. Elle remporte le grand prix de l'Eurovision avec Un premier amour. Isabelle est devenue Blanche-Neige.

● Un premier grave accident de la route en pleine gloire, à 23 ans

Le conte de fées se brise aussitôt. En pleine gloire survient un terrible accident de la route dans la nuit du 28 au 29 avril 1963. Les blessures sont graves. Elle reste deux jours dans le coma. Des années plus tard elle se souviendra: «Cet accident, pour ma vie, a été un désastre.»

 Le trapèze maudit

En 1982, elle choisit d'exécuter un périlleux numéro de trapèze volant pour le gala de l'Union des artistes. Malheureusement, elle chute et se brise les jambes. Elle devra interrompre sa carrière durant deux longues années. Avec courage, Isabelle remontera la pente. À force de volonté, pourtant menacée de finir dans une chaise roulante, elle revient pour chanter Aragon. Son public ne l'a jamais oubliée.

(c) Source : Le Figaro