Publié le 03/12/2015

Avant son concert dans la capitale française le 3 décembre à l'occasion de sa tournée Forever Gentlemen, Garou a accepté d'être suivi durant plusieurs jours par un journaliste du quotidien Le Parisien.

Dans cette interview, le crooner canadien revient sur les jours qui ont suivi les attaques terroristes du vendredi 13 novembre et admet qu'il y a quelque chose d'«étrange» à jouer aujourd'hui dans ce contexte en France.

«J'ai décollé [de Montréal, N.D.L.R.] le soir des attentats et je suis arrivé le samedi matin à Paris. C'était très bizarre. Quelques jours plus tard, Roch Voisine et Corneille m'ont rejoint et on a commencé par chanter à Bruxelles au moment de l'état d'alerte. On a été les seuls à maintenir le concert. On avait besoin de jouer, même s'il y avait des militaires armés devant la salle», confie Garou.

«Comme si un virus avait fait son apparition»

Selon lui, d'être entouré lui a permis de mieux affronter la gravité des événements. «J'ai le sentiment que c'est comme si un virus avait fait son apparition et pouvait nous toucher à n'importe quel moment. C'est plus facile à gérer à trois que tout seul. Je pense que si nous étions chacun en tournée seul, on serait totalement déprimés à l'heure actuelle. Il y a des qui annulent, qui ne viennent pas. Ce n'est pas facile», ajoute le Québécois.

Sa solution: «lutter contre la morosité». Espérons que sa musique adoucit nos mœurs.

(c) Source : Le Figaro