Publié le 15/11/2016

Les Avis (non autorisés) de Françoise Hardy en politique sont sans langue de bois. Sur le plateau de C à vous, lundi 14 novembre, la chanteuse s'est dite «séduite» par Emmanuel Macron, putatif candidat à l'élection présidentielle.

Elle a étayé son message personnel politique, en prenant comme exemple l'opiniâtreté et la détermination de l'ancien ministre de l'Économie de François Hollande, au moment où il défendait sa Loi de modernisation économique. «À la fin d'une séance au Sénat (...), la porte-parole de l'opposition l'a remercié en disant qu'il était très rare qu'un ministre vienne chaque jour pour défendre sa loi et très rare qu'il montre autant de patience, de courtoisie et de qualité d'écoute.»

Dans Paris Match, à l'interrogation sur son choix au premier tour de la future élection présidentielle, elle a confié que «cela dépendrait de la présence au non d'Emmanuel Macron, que j'aime beaucoup. Il est entouré de gens jeunes qu'on ne connaît pas encore».

Elle a ajouté l'avoir vu évoluer au moment de son hospitalisation, renouvelant l'exemple de «la patience et de la courtoisie» qu'incarnait l'homme politique durant le débat sur la Loi travail. Celle qui a pu être accusée par certains d'appartenir «à une droite décomplexée», lors de la parution de son livre Avis non autorisé (2015), a donné son analyse sur l'inspecteur des finances à la tête du mouvement En Marche, au magazine: «C'est un homme de gauche qui se définit comme non socialiste!»

ISF: Comment te dire adieu

En 2010, elle s'était déjà démarquée, en citant sur le plateau de Laurent Ruquier face à Manuel Valls , une réflexion de Winston Churchill : «Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses. La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère.». Deux ans plus tard, Challenges dévoilait que la chanteuse avait voté pour Nicolas Sarkozy, «moins sectaire, moins idéologue, et plus pragmatique que François Hollande», dont elle redoutait principalement l'ISF. Françoise Hardy avait d'ailleurs dû déménager dans un trois-pièces parisien, après un redressement de 60.000 euros pour l'appartement qu'elle occupait et qu'elle avait sous-estimé.

C'est encore chez Laurent Ruquier, en mars 2015 dans On n'est pas couché, alors qu'elle présentait son livre, que la chanteuse revient sur ses inquiétudes quant à l'Impôt sur la fortune: «Je trouve que l'ISF est un des impôts les plus iniques qui soient. C'est vraiment un impôt idéologique.»

En avril 2016, l'artiste a dû être rassurée en écoutant les propos d'Emmanuel Macron, polémique dans son propre camp: «Si on a une préférence pour le risque face à la rente, ce qui est mon cas, il faut préférer la taxation sur la succession aux impôts de type ISF».

Cependant, c'est à droite qu'elle tend vraiment l'oreille. L'artiste, qui a expliqué à Paris Match suivre la primaire, déclare: «dans les personnalités qui m'intéressent à droite, il y a François Fillon et Alain Juppé, comme tout le monde. J'ai croisé Nicolas Sarkozy, c'est quelqu'un d'extrêmement chaleureux, qui a beaucoup de qualités. Mais je préfère le calme de ses adversaires.»

(c) Source : Le Figaro