Publié le 24/11/2016

Renaud avait-il tout anticipé? En mars dernier, l'interprète de Mistral Gagnant déclarait sa flamme à François Fillon, «un parfait honnête homme et un vrai politicien». À la fin du mois d'août, rebelote, puisque Renaud lui apportait tout son soutien, affirmant qu'il «ne voterait plus jamais socialiste», et qu'il préférait voter pour l'ancien premier Ministre de Nicolas Sarkozy.

«François Fillon, c'est un mec bien, honnête, je voterais pour lui s'il gagnait la primaire», affirmait-il notamment au Figaro. Flatté, le candidat Les Républicains avait alors remercié le chanteur sur sa page Facebook pour ces mots qui lui allaient droit au cœur.

Un soutien qui avait valu au chanteur anar', ou du moins ce qu'il en reste, de nombreuses critiques de la part de l'extrême gauche et notamment de Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier défendrait d'ailleurs le chanteur un «idéalisme désuet».

L'artiste avait ensuite mis un peu d'eau dans son vin et nuancé son engagement derrière l'ex-premier ministre de Nicolas Sarkozy, précisant qu'il ne voterait pour lui que face à Marine Le Pen. En outre, il s'était d'abord déclaré en faveur d'une candidature de l'écologiste Nicolas Hulot. Ce n'est qu'une fois ce dernier hors course, qu'il a décidé de se ranger du côté de François Fillon.

«Ma déclaration doit, avant toute chose être perçue comme une affirmation de mon vote de contestation face à la présidente du Front national, autant que le rappel de mes convictions de citoyen libre, républicain et de gauche, et celui de la nécessité de ne pas déserter les bureaux de vote», insistait-il. François Fillon a lui même confié au Figaro «qu'il n'y avait aucune raison de marcher à l'ombre», une belle référence à l'un des plus gros succès de Renaud.

François Fillon a créé la surprise, en dominant largement le premier tour de la primaire de la droite et du centre, excluant Nicolas Sarkozy de la course à la présidentielle. C'est ce que l'on appelle pour le chanteur de Miss Magie ou de Docteur Renaud, Mister Renard, avoir le nez creux.

(c) Source : Le Figaro