Publié le 25/06/2015

Les lettres rouges sur la façade de l'Olympia inscrivent «Édith Piaf». «Édith Piaf, la chanteuse? Elle n'est pas morte?», demande un touriste anglais interloqué. Pas de fantôme en vue, rassurez-vous. Presque 52 ans après son décès le 10 octobre 1953, l'interprète de La vie en rose reprend ses marques dans la mythique salle de concert de l'Olympia... Ou plutôt devant.

Pour la présentation de sa statue de cire destinée au musée Grévin parisien, Édith Piaf n'a eu le droit qu'à une présentation dans la rue, devant l'établissement. Habillée de sa célèbre robe noire, elle ouvre grand ses bras pour embrasser la foule massée devant elle et son micro -l'affiche de la Môme ne peut pas nous sortir de l'esprit. Son retour à l'Olympia ne s'est donc pas effectué sur scène, dommage. Prestige oblige, son double fictif a tout de même été exhibé entre le music-hall et le musée de Grévin dans une Citroën traction avant décapotée. Ce défilé au soleil a intrigué plus d'un touriste...

Sa première statue de cire avait été inaugurée en 1937 en compagnie de la chanteuse originale. Pour ce nouveau double, Édith Piaf paraît très en forme, grain de peau impeccable, pas une ride au compteur: les concepteurs ont peut-être été un peu trop gentils. Jean-Michel Boris, neveu du premier patron de l'Olympia Bruno Coquatrix, n'est pas tout à fait du même avis: «Ce nouveau personnage est incroyablement ressemblant. J'étais machiniste sur son spectacle de 1960. L'Olympia était la maison d'Edith. Piaf et Brel constituent l'âme de cette salle. Sans elle, l'Olympia qui était en grandes difficultés financières, aurait probablement disparu,» a-t-il confié à l'AFP. Dès cet après-midi, les visiteurs du monde entier pourront donc rendre hommage à la «môme» dans le temple de la vraisemblance français, le musée Grévin.

(c) Source : Le Figaro