Publié le 10/02/2016

C'est l'album qui l'a consacré. Rappelez-vous ces refrains: «Viens, voir, viens voir le docteur non n'aie pas peur!» ou «Comme Bérégovoy, aussi vite que Senna, Je veux atteindre le nirvana», ou encore «C'est un passement de jambes, sur le beat je flambe, Un passement de jambes, une mise à l'amende».

Vingt ans après Première Consultation, Doc Gynéco , alias Bruno Beausir, ressort une version remastérisée du disque agrémentée de quelques inédits. Et revient sur scène pour une vingtaine de dates à partir du 20 avril prochain à Ris-Orangis, parmi lesquelles deux concerts prévus à l'Olympia de Paris affichant déjà complets.

Pour l'occasion, le rappeur a accordé une longue interview à Libé Next où il s'est largement répandu en confidences. Ses amours avec Christine Angot, son rôle de père, les plateaux télé qui «ont abîmé son image» ou encore son soutien à Nicolas Sarkozy, Doc Gynéco a tout abordé avec honnêteté et un recul salutaire.

Son moteur aujourd'hui? «Redevenir Bruno», dit-il. Avant d'ajouter: «Redevenir moi-même, parce que de toute façon, vous n'êtes plus dupes aujourd'hui... J'ai trop joué au con» (rires) Je me suis fait passer pour plus idiot que je n'étais.»

Soutien à Nicolas Sarkozy

Le rappeur s'est fait connaître durant les années 1990 avec son premier album solo, Première consultation, vendu à plus d'un million d'exemplaires. Un succès qui ne s'est pas confirmé dès la sortie de son deuxième album solo Quality Street. La traversée du désert est telle qu'il participe bon gré mal gré en 2003, à la télé-réalité Nice People.

Mais c'est en 2007 que la véritable rupture avec son public s'effectue lorsqu'il annonce son , alors candidat à l'élection présidentielle. Ses fans ne s'attendaient pas à celui qui se revendiquait communiste se rallie à l'actuel président des Républicains. L'album qui suivra, Peace Maker, ne trouve que 2.000 preneurs. Il doit s'inscrire à Pôle Emploi. Avant de déclarer aux médias: «Oui, j'ai besoin d'argent comme tout le monde. Mais pour vivre. La belle époque est finie...» Doc Gynéco, le phénix de la scène rap?

Viens voir le docteur

Nirvana

(c) Source : Le Figaro