Publié le 29/03/2016

Doc Gynéco était l'invité d'Augustin Trapenard, mardi 29 mars, sur France Inter, à l'occasion de son retour sur scène à partir du 15 avril, vingt ans après la sortie de l'album Première Consultation, qui ressort en version collector augmentée d'inédits.

Engagement politique et choix artistiques controversés, incartades sur les plateaux télé... Sans se départir de son ton lymphatique, le rappeur est revenu sur ses frasques qui ont agité les unes des journaux People de ces dernières années.

Concernant notamment son surprenant soutien à Nicolas Sarkozy, Doc Gynéco s'est exprimé avec sa franchise et humour habituels: «Soutenu est un grand mot je ne suis pas un Wonderbra. C'est vrai qu'il y a eu un côté provoc. Dans le milieu du rap, on ne connaît pas vraiment la politique et cela ne nous intéresse pas forcément. Nous, ce qu'on aime c'est les idées. Alors on croit tout ce qu'on nous dit. Et moi je me suis fait avoir parce que j'ai cru ce qu'on m'avait dit.»

Lorsque l'animateur rappelle que depuis quelques années, son nom fait davantage les gros titres des pages people que des pages cultures, Doc Gynéco répond sans détour: «Ça fait partie en fait d'un process qui est nécessaire à l'inspiration. Certains prennent des drogues très dures, moi j'aime l'info. Et des titres tels que Voici ou Closer, c'est quand même de l'info. J'y ai vu des personnalités importantes en première page. Il fallait que je passe par tout ça. Vous savez, le personnage de Doc Gynéco n'est pas facile quand on s'appelle Beausir Bruno.»

Et le rappeur d'ajouter: «Il faut quand même faire des erreurs. Je n'ai pas peur de faire des erreurs ni de ne pas ressembler aux autres, mais parfois je me goure lourdement. Franchement la politique, c'était compliqué.»

Côté musique, Augustin Trapenard n'a pas manqué d'exhumer quelques collaborations artistiques avec des artistes non issus du rap, parmi lesquels Chiara Mastroianni ou... Bernard Tapie: «Je vous le répète, parfois je me goure» assène avec humour le rappeur.

Viens voir le docteur

Nirvana

(c) Source : Le Figaro