Publié le 26/02/2016

Il criait Aline... pour qu'elle revienne. Et depuis 1965 les fans de Christophe cherchent désespérément à savoir qui est cette jolie fille au doux visage qui a hanté les souvenirs du chanteur yé-yé.

Dans Lui, le magazine de l'homme moderne remis au goût du jour par l'excellent Frédéric Beigbeder, Christophe a enfin donné son nom et les circonstances de leur rencontre. Aline Natanovitch - c'est donc elle - était «une polonaise pas dégueu», qui selon toute apparence avait si bien tapé dans l'œil du musicien qu'elle avait fini par lui inspirer la plus célèbre de ses chansons.

Aline Natanovitch tenait le vestiaire de l'Orphéon Club

Peu avare de confidences, le chanteur nous dit aussi dans cette interview en forme de confession que son Aline Natanovitch, au doux visage «pas dégueu», avant de disparaître après une pluie d'orage, montrait dans la vie un sacré courage. Elle travaillait le jour et la nuit: «Elle s'occupait à l'époque du vestiaire de l'Orphéon club et la journée elle était assistante dentaire boulevard du Montparnasse.»

Nostalgie oblige, tout semble beau aujourd'hui dans le souvenir de Christophe: le blues, l'armée, Saint-Germain-des-Prés, et puis cette Aline Natanovitch, disparue peut-être à jamais. Car en 1965, il n'avait pas encore su trouver Les Mots bleus pour la retenir.

 Aline de Christophe, la version originale de 1965

● Christophe chante Aline sur scène en 1991

(c) Source : Le Figaro