Publié le 30/06/2016

Qu'ils soient littéraires ou engagés, les textes de Christine Angot font souvent parler d'eux. Récemment, l'écrivain originaire de Châteauroux a pris la plume pour gratter la feuille blanche pour le magazine Les Inrocks. Une tribune de quatre pages dans laquelle elle prend la défense de son ancien conjoint, le rappeur Doc Gynéco, vivement critiqué après avoir offert un concert de piètre qualité il y a un mois à l'Olympia.

«Irrespectueux», «raté», «honteux», les internautes avaient le vocabulaire acerbe pour qualifier le spectacle Première consultation donné par Doc Gynéco le 25 mai dernier.

Un déferlement 2.0 qui a avait d'ailleurs poussé le chanteur de 42 ans, à se confondre en excuses le lendemain, sur sa page Facebook. Les spectateurs lui avait notamment reproché d'avoir chanté ivre et de s'être accroché à son micro pour garder l'équilibre. «Je suis sincèrement déçu d'avoir déçu certains d'entre vous», avait-il alors écrit.

«Une personne n'est pas une marchandise»

Un mois plus tard, son ancienne conjointe, l'écrivain Christine Angot, revient donc sur ce douloureux épisode. «On peut danser avec un fer à repasser (...) ou avec un porte-manteau, Fred Astaire l'a fait. Doc Gynéco, lui, il enlace le micro et il l'emmène sur le côté pour se décentrer. Il ne joue pas les chefs d'orchestre (...) comme s'il nous disait ‘Je ne suis pas là où je suis', ‘ce micro n'est pas qui il est'.», explique ainsi Christine Angot dans Les Inrocks.

Un plaidoyer qu'elle poursuit en critiquant les exigences démesurées des spectateurs. «Une personne n'est pas une marchandise, un homme n'est pas la propriété d'une communauté, un micro n'est pas seulement un micro», renchérit l'auteure. Une manière de dire que Doc Gynéco, Bruno Beausir de son vrai prénom, est avant tout un être humain.

(c) Source : Le Figaro