Publié le 22/07/2015

La Cour d'appel de Paris a confirmé la condamnation pour contrefaçon du chanteur Calogero, a appris l'AFP mardi de source judiciaire.

Condamné en première instance, le chanteur avait fait appel de la décision, son avocat Me Simon Taharn évoquant «un combat pour l'honneur», assurant qu'il n'y avait aucune possibilité que Calogero ait pu connaître cette chanson avant de composer la sienne.

La cour d'appel a malgré tout intégralement confirmé le 26 juin le premier jugement, estimant que sa chanson Si seulement je pouvais lui manquer présente de fortes similitudes avec l'oeuvre d'un autre compositeur.

Le chanteur était poursuivi par Laurent Feriol, qui a composé une chanson intitulée Les chansons d'artistes fin 2001, déposée à la Sacem (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique). Après avoir fait procéder par un expert à une comparaison des deux titres, Laurent Feriol avait saisi la justice, qui lui a donné raison dans un jugement rendu le 16 mai.

Le tribunal avait retenu l'antériorité de la création du plaignant par rapport à celle de Calogero, contestée par ce dernier, et considéré que «les refrains des deux œuvres présentent d'importantes similitudes, de l'ordre de 63% de notes communes». Les couplets sont toutefois différents, si bien que le tribunal avait retenu que Si seulement je pouvais lui manquer» reprend 15% de la composition des Chansons d'artistes.

L'instance avait condamné solidairement Calogero et son frère, compositeur de la chanson, l'éditeur et le distributeur à verser au plaignant près de 80.000 euros de dommages et intérêts et le tribunal a ordonné une expertise pour fixer le montant du préjudice matériel.

Mais le tribunal avait limité à 25.000 euros le versement des dommages et intérêts en attendant la décision de la cour d'appel. La décision de la cour d'appel tombée, le TGI de Paris doit désormais se prononcer sur le préjudice, selon une source proche du dossier.

Ce n'est pas la première fois qu'une telle déconvenue arrive au chanteur. En mars 2010, il avait déjà été condamné pour contrefaçon pour sa chanson Un jour parfait, avant d'être blanchi un an plus tard.

(c) Source : Le Figaro