Publié le 31/12/2015

C'est une artiste bretonne qui vole au secours des Provençaux. La chanteuse Nolwenn Leroy habite depuis plusieurs années en Provence, et elle s'est levée mercedi 30 décembre contre une décision du préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur autorisant une usine d'alumine à rejeter des boues rouges polluantes en Méditerranée. Un ordre émis directement par le Premier ministre Manuel Valls.

L'usine Alteo de Gardanne a reçu l'autorisation de poursuivre le rejet de ses eaux toxiques au cœur du Parc national des calanques. Ce sont plus de 270 mètres cube d'effluents toxiques qui sont déversés chaque heure dans la mer, précise ainsi le Nouvel Observateur. La chanteuse Nolwenn Leroy a partagé l'article sur sa page Facebook, choquée par la décision prise par Manuel Valls. «Imaginez ma stupeur et ma colère, en tant que fervente protectrice des mers et des océans, à la lecture de cette information qui me scandalise!!!»

Le message de Nolwenn Leroy a été partagé par des centaines d'utilisateurs. La chanteuse n'y va pas par quatre chemins, allant jusqu'à dénoncer une «attitude criminelle»: «Ce type de décision était concevable il y a 50 ans, lorsque l'on ne connaissait pas précisément les effets néfastes de ces produits toxiques que l'on déverse... Aujourd'hui, cette attitude est totalement criminelle!!!»

Quelques semaines à peine après la clôture de la conférence sur le climat, un «succès» selon la chanteuse, l'annonce de la poursuite des rejets en mer a aussi fait réagir Ségolène Royal. Plus politique, la ministre de l'Écologie n'a pas parlé de crime mais a regretté une «mauvaise décision».

Comme vous le savez, mon coeur est aussi en Provence depuis maintenant quelques années.Imaginez ma stupeur et macolè...

Posté par Nolwenn Leroy sur mercredi 30 décembre 2015

(c) Source : Le Figaro