Publié le 13/04/2016

L'histoire ne dit pas si Jesse Hughes, le leader des Eagles of Metal est au courant. Mais pour Benjamin Biolay, c'est tout simplement un «connard». «Je le déteste» et son «groupe de merde» avec, a déclaré le chanteur français au journal GQ. Interviewé en partie sur les attentats du 13 novembre, l'auteur de «Revoir Paris» confie qu'il avait ses habitudes au Bataclan, une salle qu'il connaît par coeur pour y avoir souvent joué, mais aussi assisté à des concerts. Le soir de la tuerie, il n'avait aucune raison d'y être, car il n'apprécie pas le groupe californien.  Très remonté, Benjamin Biolay s'est livré ces derniers jours à un festival de critiques. Un bon tacle au livre de Valérie Trierweiler«Elle a fait beaucoup de mal à la France et au concept même de vie privée», «Elle n'avait qu'à régler ça en privé et n'avait qu'à lui écrire la lettre la plus violente qu'il aurait reçue de sa vie. Ça se passe comme ça chez les gens», a-t-il lancé, avant de plaisanter : «J'étais hilare! Tous les synonymes d'indignation… Je me suis même dit qu'il devait en avoir une énorme parce que s'il en avait une toute petite, elle l'aurait mis dans le bouquin», a conclu l'icône pop au sujet de François Hollande.Henri, Salvador, un « gros c*****d » de plus Au Nouvel Obs qui l'interrogeait cette semaine sur la sortie de son album «Palermo Hollywood», le chanteur qui a collaboré en 2000 avec Henri Salvador, sur son album «Chambre avec vue», donne des précisions au sujet de sa brouille : «On cosignait tout avec Keren Ann, mais je faisais l'essentiel du travail. Grâce à moi [Henri Salvador] a renoué durablement avec le succès, mais au lieu de me remercier, il m'a cassé les couilles», a déclaré Benjamin Biolay. Cet opus s'était écoulé à plus d'un million d'exemplaires et avait obtenu le titre d'album de variétés de l'année aux Victoires de la musique pendant qu’Henri Salvador était sacré artiste masculin de l'année. Encore peu connu à l'époque, Benjamin Biolay semblait déjà avoir une idée des ficelles du cirque médiatique : «J'ai répliqué en le traitant de gros connard. Je savais que les gens se demanderaient qui était ce merdeux qui insultait Salvador. Mais c'était le seul moyen de faire comprendre que si je pouvais me le permettre, c'est que j'étais l'auteur des chansons», a-t-il expliqué, en ajoutant un dernier coup de griffe au cas où on aurait mal compris :  «Je me suis fait des amis dans la profession: personne ne pouvait le blairer», a-t-il lancé à propos du chanteur décédé en février 2008 à l'âge de 90 ans. Sur Eric Zemmour «Lui, il croit qu’aller dans les clubs échangistes, c’est être un vrai mec. Je n’ai pas envie de parler de lui, c’est un abruti.» Benjamin Biolay  est actuellement en promotion pour la sortie de album, «Palermo Hollywood», inspiré de Buenos Aires, une capitale qu'il connaît comme sa poche où il a tourné ses clips et un minifilm.

(c) Source : Le Parisien