Publié le 09/05/2016

La guéguerre entre le Phénix et l'Amiral fait rage depuis maintenant plus d'un mois. Les deux icônes de la chanson française qui reviennent toutes les deux en même temps sur le devant de la scène avec leurs nouveaux albums n'en finissent pas de se tirer des balles dans le dos via les médias et les réseaux sociaux. Sur le plateau de Thé ou café (France 2) dimanche, Benjamin Biolay s'immisce dans cette petite bataille à couteaux tirés et prend la défense de...Renaud.

C'est pourtant lui qui avait ouvert les hostilités le 6 avril dernier en provoquant le chanteur aux lunettes blanches: «Polnareff, je crois que les gens s'en foutent un petit peu, si j'en juge par le nombre de locations pour ses concerts, qui sont annulés à tour de bras, ses ventes de disques, qui sont plus que moyennes.», avait-il déclaré lors d'une interview dans Ciné-Télé-Revue.

L'Amiral ne s'était pas fait prier pour riposter. Coup sur coup, il avait répondu par trois piques acérées à cette première attaque. «J'ne bois pas de quoi il parle», avait-il publié deux jours plus tard sur Twitter. Et au cas où tout le monde n'aurait pas compris l'allusion à peine masquée à l'alcoolisme de Renaud, Michel Polnareff en a remis une couche sur le plateau d'On n'est pas couché le 30 avril: «C'est un alcoolique, ce n'est pas un scoop, tout le monde le sait.» Sur Europe 1 le 26 avril, il a porté le coup de grâce: «Pour moi, Renault, c'est une bagnole!»

Pour Benjamin Biolay, c'était la pique de trop. «C'est plus que fort. C'est un peu une injure», a-t-il répondu à l'animatrice Catherine Ceylac. D'après lui, il serait même de bon ton que Michel Polnareff s'excuse pour ce tacle: «Je peux juste lui dire qu'il y a peut-être moyen de regretter, d'avoir un peu honte ou peut-être qu'il faudrait envoyer un mot d'excuse, parce que quand même, Renaud...»

En bon diplomate, l'artiste ménage néanmoins la susceptibilité de l'Amiral. «En plus, ça discrédite Monsieur Polnareff, qui est quelqu'un d'important», ajoute-t-il en bon diplomate.

(c) Source : Le Figaro