Publié le 23/09/2015

Patricia Kaas, tête d'affiche de la version bulgare des Francofolies organisée de jeudi à samedi à Blagoevgrad, en Bulgarie, aspire désormais à de nouveau «faire un album Kaas» après avoir consacré beaucoup de temps ces dernières années à chanter Piaf et les années 1930. «On va commencer tranquillement à travailler d'ici la fin de l'année, et on va dire qu'on aura un album d'ici septembre 2016», a confié l'interprète de Mademoiselle chante le blues et Mon mec à moi, qui aura 50 ans l'an prochain. Une tournée est d'ores et déjà prévue pour 2017.

La chanteuse aux 18 millions de disques vendus dans le monde n'a plus publié d'album de chansons inédites depuis Sexe fort, en 2003. Loin d'être restée inactive, elle a depuis rendu hommage aux femmes des années 1930 avec son spectacle Kabaret (2008) puis aux chansons d'Édith Piaf avec son dernier disque, Kaas chante Piaf (2012), sur lequel elle avait repris les hymnes les plus connus de la Môme, de L'Hymne à l'amour à La Vie en rose, en passant par Padam, padam et La Foule. Sa tournée hommage à la Môme a ensuite duré près de deux ans et compté près de 150 concerts qui l'ont laissée ravie mais épuisée.

Inspirée par AaRON, Benjamin Clementine et Alabama Shakes

Désormais, aux côtés d'une nouvelle maison de disques (Warner) et du directeur artistique Bertrand Lamblot (connu pour son travail pour Johnny Hallyday notamment), elle ne rêve plus que d'un «album Kaas». «Ca veut dire quoi? Que j'ai juste envie de retrouver un son simple: cinq musiciens, et 1, 2, 3 on joue. Retrouver un côté plus dépouillé, plus direct, plutôt que des sons synthétiques ou des grands orchestres», détaille la chanteuse qui a publié neuf albums depuis 1988.

«J'ai juste envie d'écouter et de choisir des chansons, de partager des sujets qui me touchent particulièrement, de faire un album comme je le faisais avant mais avec un son d'aujourd'hui», ajoute-t-elle, se disant intéressée ces temps-ci par le son d'artistes comme AaRON, le pianiste britannique Benjamin Clementine et le groupe américain Alabama Shakes.

(c) Source : Le Figaro